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LE NOM

“Fanm Doubout” est une expression créole qui veut dire “Femme Forte”, “Femme Puissante”. Nous avons choisi ce nom pour notre projet car cela nous rappelle que malgré les violences racistes, sexistes et sexuelles que les femmes réduites en esclavage subissaient, elles restaient courageuses. Certaines ont pu trouver la force de se relever et de résister.

Inspiré(e)s par certains lieux de la ville de Paris et à travers nos récits d’invention, nous vous racontons l’histoire de certaines de ces “Famn Doubout”.

NOTRE DEMARCHE

Nous sommes des élèves de 4e du collège Claude Debussy d’Aulnay-sous-Bois (93).

Au début de l’année, nous avons étudié l’esclavage en cours d’histoire. Notre professeure nous a présenté le concours de la Flamme de l’Egalité et le thème de cette année qui était “Femmes en esclavage”.

 

Nous avons travaillé en groupe de trois ou quatre élèves, pendant huit séances en tout. D’abord, nous avons eu des documents sur un thème précis pour chaque groupe. Nous devions prélever des informations et identifier des histoires importantes concernant des femmes réduites en esclavage. Ensuite, à partir des informations trouvées, nous avions le choix de rédiger avec nos propres mots soit une trace écrite comme une leçon, soit le récit d’un(e) voyageur(euse) qui s’est rendu(e) dans les colonies françaises au temps de l’esclavage. Enfin, une personne de l’association Quartiers Ludiques est venue enregistrer nos récits, les a montés, a rajouté le fond sonore que nous avions choisi, et les a téléchargés sur le site internet qu’elle a créé.

 

Ce projet a pu prendre cette forme finale grâce au soutien financier accordé par le département de la Seine-Saint-Denis.

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LE CONCOURS

Le concours de la Flamme de l’Egalité est un concours scolaire national organisé par le ministère de l’Education nationale et le ministère des Outre-Mer, en partenariat avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME), le ministère chargé de l'Agriculture, ainsi que la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH).

 

Ce concours a été créé dans le cadre des commémorations des traites esclavagistes, de l’esclavage et des abolitions, avec pour objectif d’encourager les projets pédagogiques. Il permet de travailler en classe sur l’histoire et la mémoire d’une période parfois méconnue, et participe ainsi à sensibiliser les plus jeunes et à développer des valeurs communes.

 

Le thème “Femmes en esclavage” invite à comprendre la différence des expériences et des souffrances vécues en tant que personne esclavisée selon qu’on ait été un homme ou une femme. Cela permet aussi de mettre les femmes de cette époque en lumière, de faire entendre leurs voix, leurs histoires et leurs résistances.

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LES SOURCES

Ce projet a été réalisé à partir de deux ouvrages historiques.

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Le premier, publié en 2025 par les historiens Frédéric Régent, Gilda Gonfier et Bruno Maillard, s’intitule “Paroles d’esclaves - Guadeloupe, Martinique, Réunion”. Cet ouvrage se base sur des interrogatoires et des dépositions d’esclaves devant les tribunaux, qui n’avaient jamais été exploités jusqu’à présent. Ainsi, les chercheurs ont pu reconstituer le quotidien d’esclaves, hommes, femmes et enfants, en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion au XIXe siècle.


Le second, publié en 2010 par l’historienne Arlette Gautier, s’intitule “Les Soeurs de Solitude - Femmes en esclavage aux Antilles du XVIe au XIXe siècle”. La chercheuse renseigne le sujet de l’esclavage du point de vue des femmes, en abordant des thématiques telles que le travail, la maternité, les révoltes. L’ouvrage est disponible en intégralité sur OpenEditions : https://books.openedition.org/pur/128424

Exceptés quelques passages de mises en récit pour la réalisation de certains travaux, toutes les personnes nommées, tous les lieux mentionnés et tous les faits racontés sont réels et tirés des deux ouvrages.

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